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Sauna

Nous décrivons ici la séance de sauna classique qui dure en général de 1 heure 30 à 2 heures soit, en quelque sorte, une séance académique. Nous en dégagerons un schéma général qui pourra s'appliquer à 1, 2 ou 3 passages dans la cabine.

 

Vérifier le temps dont on dispose.
On doit d' abord s'assurer que l'on dispose d'un temps suffisant. La première démarche consiste à faire le calme psychique, ce qui demande peu d'effort pour l'initié qui se réjouit à l'avance des bienfaits qu'il va retirer de sa séance. Cependant, pas de précipitation !

Une douche pour se laver.
La séance commence par une douche qui ne doit pas être considérée comme superflue.
Elle assure le nettoyage de la peau. Cette mesure d'hygiène nécessite un bon savonnage de la tête aux pieds. Il est bon de rappeler que le sauna n'est pas l'endroit où l'on vient faire sa toilette. Sa construction en bois ne permet pas le lavage à grande eau. Les graisses et les cellules mortes doivent être éliminées sous la douche. De plus, pour un sauna collectif, chacun se doit d'y entrer extrêmement propre, même si une douche ou un bain ont été pris juste avant de quitter la maison, le baigneur le sait mais les autres l'ignorent. La tranquillité de l'esprit doit s'imposer à chaque instant, tant pour soi-même que pour les autres. Un ou deux savonnages sous une douche chaude suffisent à nettoyer la peau.

Pieds et mains doivent être chaud avant d'entrer.
Le corps doit être réchauffé avant de pénétrer dans le sauna, toutes impressions de froid doivent être neutralisées. Pour cela, les extrémités seront frictionnées et massées sous l'eau chaude. Les échanges thermiques s'équilibrent pour donner une température corporelle relativement homogène entre toutes les parties.
L'utilisation d'un gant de crin ou d'une brosse est recommandée pour faire réagir les capillaires, un brossage général sous l'eau est suffisant. On ne doit pas entrer dans le sauna si la peau est encore froide ou si les pieds ne sont pas chauds.

On n'entre pas dans la cabine pour se réchauffer.
Penser se réchauffer dans la cabine fera perdre du temps; le premier passage sera obligatoirement plus long pour une sudation faible ou parfois nulle. Une première fatigue inutile en découle; la tête sera congestionnée alors que les pieds seront à peine tièdes.
La sueur doit sourdre sur toute la surface du corps, même si son apparition se localise au début à la partie haute. Lors d'une saine réaction, les pieds suent autant que la tête.

Éviter l'excès d'humidité dans la cabine.
Après la douche, le séchage de la peau évite de se refroidir. En effet l'évaporation de l' eau sur le corps entraîne une perte de chaleur. En outre, il est préférable de ne pas apporter trop d'eau dans le sauna, afin que le taux hygrométrique reste correct.
Ceux qui ne transpirent pas, préféreront entrer dans la cabine le corps humide car ils auront l'impression de mieux résister à la chaleur; c'est vrai tant que l'eau s'évapore, mais pour que la sudation se déclenche la température du corps doit s'élever à nouveau, et cette perte de temps au départ, augmente la durée du premier passage.

Le premier passage.
Le premier passage ne dure pas plus de 8 à 15 minutes chacun respectant ses limites personnelles. Le choix de la banquette dépend de l'habitude, le sujet entraîné s' installe souvent sur la plus haute, alors que le débutant préfère la plus basse, ce qui n'exclut pas la possibilité de changer en montant ou en descendant, selon l'impression plus ou moins agréable provoquée par la chaleur.
Le baigneur s'assoit sur sa serviette, jambes repliées ou allongées, les pieds sur le même plan que les fessiers. Ainsi, le refroidissement du bas du corps n'a pas lieu et la sudation se déclenche rapidement.
La serviette isole légèrement et tempère la sensation de chaleur au niveau de la peau, tout en recueillant une partie de la sueur qui ne sera pas absorbée par le bois. On protège ainsi le bois, évitant de le voir s'écailler et on facilite le nettoyage des banquettes.

La relaxation : un atout.
Si le sujet est bien réchauffé et relaxé, les premières gouttelettes de sueur apparaissent au bout de 2 à 3 minutes, en premier sur le front, le dos et la zone sternale, puis s'étendent progressivement à tout le visage, l'abdomen et les bras. Les jambes sont les dernières à réagir, ce qui est normal car, éloignées du noyau, leur température est légèrement inférieure.
La durée de ce premier passage ne dépasse pas 8 à 12 minutes. La sortie doit être envisagée dès que la sueur roule sur tout le corps, ce qui indique que l'évaporation n'est plus suffisante pour faire disparaître toute la sueur et que le refroidissement se ralentit.
Souvent, lors des premières séances, la sortie s'effectue plus vite car la faible transpiration produit une élévation plus importante de la température du corps. Il vaut mieux quitter la cabine et ne pas chercher à rester plus longtemps, même face à un résultat aussi maigre.
Après le repos, le retour dans le sauna se révélera plus positif. Ainsi, la peau plus ou moins ruisselante de sueur, on sort pour se rincer sous la douche.

Le corps réclame les différences de température.
Celle-ci élimine la sueur et apporte une réfrigération à la peau. L'eau doit être tiède, sinon fraîche, car elle doit retirer en partie l'excès de température accumulé dans le corps. Après 2 à 3 minutes, la peau ne transpire plus mais le corps est bien chaud.
On enfile son peignoir et on se dirige vers la salle de repos pour laisser le temps à l'organisme de normaliser ses fonctions. Le passage sous la douche ne doit pas être considéré comme une délivrance de la chaleur, pas plus qu'une nouvelle agression qu'il faut affronter.
Si la raison craint les différences de température, le corps les réclame. Et l'on sait très bien que les réticences du début s'estompent face aux sensations nouvelles de bien-être que tout baigneur connaît.

 

Repos allongé.
Il est préférable de s'allonger pour se reposer, le sang pouvant ainsi mieux se répartir. Si la température ambiante est basse, une couverture étendue sur le corps évite un refroidissement trop rapide.
On se sent bien et détendu. Parfois la sudation reprend sans toutefois se révéler importante. On ne lit pas, d'ailleurs les paupières se ferment spontanément et l'envie de parler disparaît.
Après 10 à 15 minutes de repos, on commence une deuxième séance.
Celle-ci suit le même protocole : douche chaude pour évacuer la sueur possible du repos et réchauffer les extrémités. Le corps séché, on revient dans le sauna pour une durée variant de 10 à 15 minutes.
Le corps réagit plus rapidement et la sueur apparaît simultanément en plusieurs points, tête, mains, dos, poitrine, pieds.
Cette réaction immédiate est due aux effets conjugués de la répartition de la chaleur interne, de son élévation générale et de la mise en disponibilité de l'ensemble des énergies vitales au service du système nerveux et du système cardio-vasculaire.

Nécessité d'être à l'écoute de son corps.
C'est l'esprit calme et le corps relâché de toutes tensions que l'on aborde ce 2ème passage. C'est également la période où l'on ressent le mieux les réactions du corps. L'esprit encore vigilant reste attentif aux manifestations physiologiques de l'organisme qui, libéré du stress du 1er bain, réagit spontanément et avec une grande maîtrise.
On assiste en spectateur émerveillé à la toilette profonde de son corps qui se libère de ses poisons. Cette sensation particulière dure tout le temps où la sueur s'évapore, apportant un refroidissement suffisant; mais dès que les gouttelettes s'assemblent en gouttes et roulent sur la peau, la protection s'affaiblit et la température interne s'élève.
On ressent très nettement cette montée thermique qui correspond à une augmentation progressive du rythme cardiaque et une impression d'écrasement par la chaleur. Ce sont les limites normales des réactions du corps qui donnent le signal de la sortie.

Une relaxation qui va jusqu'au sommeil.
Le temps, variable d'un sujet à un autre, n'excède pas 15 minutes et la moyenne s'établit vers 12 minutes. La douche est acceptée spontanément plus fraîche, ce qui montre que le corps a besoin d'évacuer les calories emmagasinées. Enfin, le repos allongé s'impose pour laisser le temps aux fonctions de se normaliser à nouveau.
Le relâchement envahit tout le corps et comme intellectuellement l'esprit refuse la lutte, très souvent le sujet bascule dans le sommeil. Cette sensation très agréable, attendue par le baigneur, fait partie de l'effet relaxant et contribue au bien-être général. Le sommeil varie entre 5 et 20 minutes et, si l'endormissement n'est pas total, le seuil de conscience s'abaisse très nettement.
Lorsque le sujet est bien protégé du froid par un chaud peignoir ou une couverture, la sudation peut continuer sans atteindre toutefois l'importance de celle obtenue dans la cabine. La quantité de sueur éliminée à l'issue de la 2ème séance est la plus importante, elle se situe entre 200 et 400 grammes

Le corps décide.
Avant d'envisager un 3ème passage dans le sauna, on doit s'assurer que l'on a pleinement récupéré. On ne se laisse pas entraîner par les amis, et le 3ème passage n'est pas une obligation. Seul le corps décide.
Après une douche chaude, on s'éponge et on entre dans la cabine; si le refroidissement a été important, le baigneur choisit la banquette du haut, si le corps a conservé de la chaleur, il s'assoit sur celle du bas. La durée de ce dernier passage égale celle des autres, soit 10 à 15 minutes. La sueur apparaît rapidement et l'impression de fatigue ou d'une moins bonne résistance à la chaleur donne la limite du bain.  

L'application froide sera suivie d'un repos plus long.
On quitte la pièce surchauffée et l'on se dirige vers la douche. Cette dernière utilisation de l'eau froide est indispensable, car le corps doit abandonner la chaleur excédentaire. A l'issue de la douche, la peau est froide au toucher sans que l'on ait cependant une sensation de froid. Ce refroidissement superficiel du corps suffit, en général, pour équilibrer la température interne. Celle-ci se normalise progressivement pendant le temps de repos.

Sensation de légèreté du corps.
Au bout d'une quinzaine de minutes, la peau est redevenue tiède, la sudation a bien sûr disparu et le cœur a retrouvé son calme. C'est à ce moment que l'on apprécie cette sensation de légèreté du corps. On se sent rénové en profondeur, décapé d'une calamine qui réduisait le rendement de la machine.
L'esprit lucide et optimiste a abandonné son agressivité et sa fatigue. Une nouvelle jeunesse s'installe dans les tissus qui donne le dynamisme nécessaire pour reprendre ses activités, ou si la fin de la journée est proche, retrouver un sommeil d'enfant.

Les bienfaits psychiques du sauna.
Ainsi cette séance de sauna qui a duré de 1 heure 30 à 2 heures a été divisée en 3 phases, entrecoupées de repos. Dans la première, le corps a été préparé et les mécanismes de la thermolyse se sont mis en place ; dans la deuxième, la sudation portée à son maximum représente l'élimination la plus grande, et la troisième agit sur les liquides profonds du corps en attirant vers la surface les métabolites.
Enfin, les relaxations, indispensables pendant la séance ont permis à l'organisme d'utiliser les énergies disponibles pour favoriser le nettoyage physiologique des tissus. Le mental abandonnant sa tension au seuil minimum de la conscience organique se trouve libéré des pensées préoccupantes ; l'ensemble du cortex ainsi relâché a permis aux idées de se dissocier, ce qui contribue largement aux bienfaits psychiques du sauna.

Suivre les conseils et être attentif aux réactions de son corps
La connaissance de son corps et des effets du chaud et du froid sur celui-ci permettent de maîtriser la technique pour en retirer tous les bienfaits en évitant les inconvénients. Suivre les conseils de personnes qualifiées et être attentif aux manifestations de son organisme garantissent le succès de la technique.
Dans le doute, et surtout pour les débutants qui maîtrisent mal ces données, ne pas hésiter à rester moins longtemps dans la cabine, et à s'imposer un repos plus conséquent. Même si la sudation ne représente que peu de grammes on ne doit pas être déçu, car d'une séance à l'autre, le corps entraîne ses réactions, pour réagir de manière optimale au bout d'une dizaine de fois.
Personne n'aurait l'idée d'entreprendre un dix milles mètres sans préparation préalable et malgré tout, cette performance resterait inaccessible à certains par manque de moyens physiques. La sagesse est dans le respect des possibilités de chacun.