

Déroulement d’une séance
Lors du premier rendez-vous, le masseur prend le temps de se présenter et d’exposer sa méthode. Des explications détaillées sont souvent nécessaires pour rassurer et responsabiliser la personne. En effet, il existe encore un tabou du toucher lorsqu’il est pratiqué hors des domaines médical et esthétique, et nombreux sont ceux qui appréhendent de toucher et/ou d’être touchés.
La personne est ensuite invitée à parler d'elle : elle exprime à la fois ses attentes et la façon dont elle vit son corps. Un contrat est alors élaboré entre masseur et massé sur la façon dont ce dernier souhaite être touché (à la nudité totale, certains préfèrent rester légèrement vêtus), ainsi que sur les parties du corps qu’il accepte que l’on masse (certains s’en tiennent à un contact partiel du visage, du cuir chevelu, des mains ou des pieds). Toutefois, pour être vraiment efficace, le massage doit agir sur la plus grande surface de peau possible, l’objectif étant d’arriver à ce que la personne massée accepte son corps dans sa nudité pour pouvoir s’accepter entièrement.
La personne choisit ensuite une position confortable, dans laquelle elle se sentira en confiance, prête à lâcher prise. Le premier contact physique débute par la plante des pieds, en harmonie avec le rythme de la respiration de la personne massée (qui doit parfois effectuer des exercices pour rectifier ce rythme). Le massage se poursuit de façon symétrique. Effleurage, drainage, pétrissage, friction, percussion… les touchers sont variés. Si la personne s’abandonne et se détend, elle reste cependant entièrement présente à ses sensations et ses émotions. Le masseur l’invite à les laisser monter en elle pour mieux les accueillir et les exprimer. Il est fondamental que la personne massée puisse traduire ses émotions en mots afin de se les approprier, tant physiquement que psychiquement, et de les communiquer ensuite au thérapeute. Ce dernier lui fait part en retour de ce qu’il éprouve. C’est ce double échange physique et verbal qui est à l’origine de l’effet thérapeutique.
La précision du geste contribue à l’affinement des sensations. De temps en temps, le masseur interrompt le contact physique pour éviter de maintenir la personne massée dans une situation trop fusionnelle. Cette dernière doit prendre conscience de chaque partie de son corps avant de se ressentir comme un tout. Le massage se termine par l’enracinement aux pieds, pour mieux marquer l’ancrage de ce corps dans la réalité, mais aussi pour finir là où il a commencé et boucler la boucle en une forme complète, une Gestalt. La personne est alors laissée seule un instant pour dénouer la symbiose massé-masseur, se retrouver elle-même et intégrer ce qui a été vécu afin d’en parler ensuite.
Indications
Tout le monde ou presque peut bénéficier du SGM, à la fois source de détente, d’énergie et de bien-être. Il est particulièrement préconisé pendant ou après des périodes difficiles (deuil, rupture, etc.), pour lutter contre le stress, la fatigue, les somatisations diverses ou les états dépressifs.
Il est surtout recommandé aux personnes vivant mal avec leur corps : des difficultés souvent révélées à l’occasion d’une psychothérapie verbale, que le SGM complète de façon idéale. Enfin, le SGM peut aider les personnes qui s’isolent des autres par peur du contact en leur faisant expérimenter une relation de corps à corps en toute sécurité. Il peut aussi permettre à quelqu’un qui a souffert d’un manque de caresses maternelles d’atténuer les séquelles de cette carence affective.